Monument national

La région de la capitale nationale verra bientôt l’édification d’un monument national commémorant la discrimination à l’endroit des personnes LGBTQ2+ au Canada, dont celles touchées par la purge LGBT. Ce monument a été prescrit par ordonnance judiciaire en 2018 dans le cadre du recours collectif intenté contre le gouvernement fédéral par des personnes ayant survécu à cette purge. 

Un processus de consultation dynamique et inclusif a eu cours de septembre à décembre 2019 afin de dégager une vision pour le monument national LGBTQ2+. Cette vision occupera un rôle central dans la demande de qualification qu’émettra le ministère du Patrimoine canadien au printemps 2020. S’il a pour but de galvaniser et d’inspirer les concepts qui seront proposés, le processus vise aussi à assurer la réalisation d’un monument qui sera évocateur pour la communauté LGBTQ2+ et laissera une profonde impression dans le cœur et l’esprit de chaque personne qui s’y rendra. 

La participation d’une multitude de personnes ayant survécu à la purge LGBT et issues des communautés LBGTQ2+ a été indispensable pour créer la vision du monument et ses objectifs pédagogiques. Le processus que nous présentons ici a mobilisé des personnes et des communautés LGBTQ2+ de l’ensemble du pays – des gens de tous âges et d’identités diverses qui ont enrichi les discussions de leur savoir dans de multiples domaines : histoire, militantisme, organisation communautaire, revendication, droit, politique, conception, arts, rédaction et enseignement. Il a aussi fait appel aux personnes autochtones bispirituelles membres des Premières nations, inuites et métisses dans un cercle autochtone parallèle, et aux communautés algonquines de la région, Kitigan Zibi et Pikwàkanagàn. Notre objectif était d’inviter les participants à la discussion, à un éveil et à la délibération.

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En plus de servir à définir la vision, le processus a contribué au choix d’un site à partir des diverses propositions avancées par la Commission de la capitale nationale pour l’érection du monument. Le processus consultatif a aussi fait ressortir les objectifs pédagogiques et les formats favorisés pour une exposition sur la purge LGBT Purge que le Musée canadien pour les droits de la personne mettra sur pied à Winnipeg.

En tout et pour tout, nous avons mobilisé plus de 150 personnes pour la vision du monument, plus de 35 personnes pour le choix du site et plus de 100 personnes pour le contenu et le format de l’exposition muséale. Des acteurs du secteur ont été sélectionnés à chaque étape pour veiller à ce que le processus – de même que ses participants – soit représentatif de notre vaste pays et de ses communautés dans toute leur pluralité. Avant de réunir un jury pour la sélection du concept final, le ministère du Patrimoine canadien sollicitera des commentaires de ces participants et du public quant aux concepts avancés.  

Le processus de mobilisation s’est déroulé en de multiples phases; il reposait sur un comité consultatif, un cercle autochtone, de petits groupes de discussion, un sondage national en ligne, des documents d’information préparés à notre demande par des critiques, un rapprochement auprès de certaines institutions, ainsi que des rencontres avec des leaders algonquins. Vous trouverez ci-dessous un aperçu de chacune de ces phases, de même que la liste des participants et diverses biographies. 

Pour plus d’information sur le projet d’édification du monument, consultez les sections Foire aux questions et Aperçu du processus.

 

Comité consultatif du monument 

Composé de 18 membres, ce comité de survivants de la purge LGBT, de leaders communautaires, de défenseurs des droits LGBTQ2+, d’historiens et de professionnels du design s’est allié au conseil d’administration du Fonds Purge LGBT afin de définir un cadre pour la vision du monument, analyser divers sites potentiels et assurer une continuité dans l’élaboration du projet et de la vision. 

Le groupe s’est réuni à Ottawa les 3 et 4 octobre 2019 pour jeter les bases d’une première ébauche de la vision. Réparti sur deux jours, l’événement s’est tenu en français et en anglais, et a débuté par une visite en autocar et à pied de monuments existants et de sites potentiels. Les membres du comité se sont ensuite rassemblés au Centre mondial du pluralisme pour un atelier d’une journée, où un panel de concepteurs et un représentant de Patrimoine canadien les ont renseignés sur les monuments dynamiques et les énoncés de conception. Ils ont aussi passé en revue des précédents et des études de cas sur des monuments commémoratifs LGBTQ2+ existants. Les membres ont fait valoir leur opinion sur les principes directeurs du concept et sur les priorités, les objectifs pédagogiques et le contexte historique crucial du monument, éléments qui ont guidé la première version de la vision.

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Cercle autochtone

Un atelier d’une journée et un cercle autochtone ont eu lieu le 23 octobre 2019 au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau. Un espace de réflexion était ainsi aménagé pour les personnes bispirituelles ou LGBTQ+ membres des Premières nations, inuites et métisses, qui étaient appelées à s’exprimer sur la vision proposée et les mérites de trois sites potentiels. Les onze membres du cercle provenaient de la région d’Ottawa, du nord et du sud de l’Ontario, du Nunavut, du Labrador, du Québec, des Maritimes et des Prairies. 

L’atelier et le cercle ont été précédés d’une projection du documentaire The Fruit Machine à l’hôtel Andaz. Le 23 octobre, les participants ont visité les monuments existants et les sites potentiels. En deux cercles de la parole, ils ont ensuite discuté des approches autochtones en fait de sites et de commémoration. 

Les membres du cercle ont insisté sur l’importance de la terre, de la rivière, du récit et de l’aménagement d’un espace inclusif; ils ont dit espérer que le monument serait un espace sacré, naturellement propice au rassemblement, où tous pourraient venir pour guérir. À la suite de ces discussions, le principe de racines autochtones a été ajouté à la vision. Le dialogue avec ce groupe se poursuivra, notamment en ce qui a trait à la cérémonie d’inauguration.

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Petits groupes de discussion 

Du 12 au 15 novembre 2019 ont eu lieu neuf appels entre de petits groupes de discussion, tous composés d’acteurs clés au sein de la communauté LGBTQ2+. Ces appels avaient pour but de recueillir les appréciations, suggestions et contre-propositions sur la vision préliminaire du monument et sur le programme pédagogique lié à ce dernier et à l’exposition au Musée canadien pour les droits de la personne. Ces appels, qui se sont déroulés en français et en anglais, ont sollicité au total l’apport de 30 personnes. 

On a demandé aux personnes participantes si la vision les interpellait et si elles y percevaient des lacunes. À la lumière des informations recueillies, certains axes ont été modifiés et des ajouts apportés; les récits de résistance se sont notamment vus accorder une plus grande importance, et le langage employé est devenu plus inclusif. 

Appelés à se prononcer sur le programme pédagogique, les participants se sont montrés vivement intéressés par les récits personnels, les artéfacts, les enregistrements et les photos pour communiquer l’histoire de la purge LGBT et de la discrimination à plus grande échelle. Ils se sont aussi dits intéressés à aborder les racines coloniales de la discrimination, le contexte géopolitique de la purge et la diversité de la communauté LGBTQ2+. Selon les participants, ces sujets seraient mieux servis par des expériences immersives, y compris à l’aide de supports audiovisuels, en direct et numériques, ainsi que d’une exposition ambulante. Les personnes participantes avaient en commun de vouloir inspirer les futurs visiteurs à faire des liens entre le passé et le présent, et à se promettre de demeurer vigilants quant aux droits de la personne pour tous les êtres humains.

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Sondage national en ligne 

Du 29 novembre au 8 décembre 2019, nous avons recueilli les impressions de la communauté LGBTQ2+ au moyen d’un sondage national en ligne. L’exercice servait deux objectifs : vérifier si la vision préliminaire interpellait un plus vaste public, et recueillir des commentaires sur le programme pédagogique lié au monument et à l’exposition muséale. Quelque 74 personnes ont répondu au sondage, qui a été distribué dans les deux langues officielles. Des efforts ont tout particulièrement été déployés pour entrer en contact avec les survivants de la purge LGBT et les encourager à répondre au sondage en ligne. 

Des personnes qui ont lu la vision préliminaire, 76 % se sont dites interpellées ou fortement interpellées par celle-ci. Sur la question du programme pédagogique, les répondants ont exprimé un intérêt pour une vaste gamme de sujets : récits de la résistance LGBTQ2+, vécu personnel des survivants de la purge, chronologie du droit, enjeux géopolitiques, ressources pour composer avec les problèmes d’actualité. Ils ont aussi apporté de nouvelles idées de sujets, y compris les enjeux de santé, les problèmes auxquels sont confrontées les personnes âgées et les jeunes, de même que les contributions des pionniers LGBTQ2+. Les personnes participantes se sont montrées réceptives à différentes façons d’apprendre sur la purge LGBT et ont fait ressortir une vaste gamme de difficultés auxquelles la communauté fait aujourd’hui face. 

 

Documents de réflexion

Dans le but d’assurer un processus aussi vaste et inclusif que possible, nous avons demandé à des voix critiques de préparer des documents d’information. Les divers points de vue exposés par Brenda Cossman, Gary Kinsman et Albert McLeod ont su élargir le débat sur la purge LGBT, l’histoire LGBTQ2+ et leur commémoration. Ces documents d’information ont été distribués à tous les participants.

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Rapprochements avec les institutions

En septembre 2019, Department of Words and Deeds a fait part du processus et des détails du projet avec de hauts dirigeants d’un éventail d’organismes professionnels d’architecture, de paysagement et d’urbanisme, de même que des représentants du gouvernement. Ont notamment été rencontrés des délégués de l’Institut canadien des urbanistes, de l’Institut royal d’architecture du Canada, de l’Association des architectes paysagistes du Canada, de l’Ordre des architectes de l’Ontario, de la ville d’Ottawa, du Secrétariat LGBTQ2 et de Patrimoine canadien. Nombre de participants ont plus tard acheminé à leurs membres les détails du projet de monument. 

 

Rencontres avec des leaders algonquins 

Le conseil d’administration du Fonds Purge LGBT reconnaît et respecte le fait que les emplacements proposés par la Commission de la capitale nationale pour l’édification du monument sont situés sur des terres non cédées du territoire algonquin. Tôt dans le processus, nous avons œuvré à établir un dialogue porteur et continu avec les communautés algonquines de la région. Nous avons aussi entrepris des démarches pour les intégrer au cercle autochtone en leur adressant une lettre d’information et en préparant une invitation destinée aux bulletins électroniques des communautés de Kitigan Zibi et de Pikwàkanagàn. 

En décembre 2019, la Commission de la capitale nationale a organisé des rencontres avec les leaders algonquins; les membres du conseil d’administration du Fonds Purge LGBT ont ainsi eu le privilège de s’asseoir avec les conseillers pour expliquer les faits historiques derrière le projet du monument et communiquer ses objectifs en matière de pédagogie et de design. Ce processus de dialogue à long terme faisait de nos aspirations depuis la première heure. La mobilisation, les activités d’information et le dialogue se poursuivent dans le cadre des projets de la CCN pour la mise en place du projet. Le conseil d’administration du Fonds Purge LGBT continuera également à tenir les communautés de Kitigan Zibi et de Pikwàkanagàn au fait du projet et à solliciter leur participation en tant que de besoin.

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Portrait de quelques participants

Les membres du conseil d’administration du Fonds Purge LGBT et Michelle Douglas, directrice exécutive du Fonds Purge LGBT, ont fait équipe avec de nombreuses personnes au cours du processus. 

COMITÉ CONSULTATIF DU MONUMENT ET MEMBRES DU CERCLE AUTOCHTONE

Mark Berlin est professeur de pratique à l’Institut d’étude du développement international de l’Université McGill. Il a siégé au conseil d’administration de l’Association du Barreau canadien, dont il a présidé le comité sur l’égalité et le forum sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Il siège actuellement au conseil d’administration du Musée canadien pour les droits de la personne. 

Mark Bonham est chercheur principal au Collège Massey de l’Université de Toronto et philanthrope. Il a subventionné le Centre Mark-S.-Bonham pour les études sur la diversité sexuelle à l’Université de Toronto et coprésidé la campagne de financement pour la création de l’Egale Centre, le premier refuge pour jeunes LGBTQ sans domicile. Mark Bonham est cofondateur de l’encyclopédie biographique en ligne QueerBio.com.

Ma-Nee Chacaby est une aînée bispirituelle ojibwée crie; elle a été élevée par sa grand-mère crie dans une communauté ojibwée reculée, à proximité du lac Nipigon (Ontario). Son autobiographie, Un parcours bispirituel, est un inestimable et singulier récit de survie et d’isolement, empreint de compassion, de résilience et d’un extraordinaire talent pour la joie et l’appartenance. 

Elise Chenier est professeure d’histoire de la sexualité, de tradition orale et de l’histoire sociale du Canada à l’Université Simon Fraser. Membre agrégée du corps professoral du Département d’études sur le genre, la sexualité et les femmes, elle est directrice des archives réunissant les témoignages verbaux de lesbiennes. 

Patrick Desmarais est président de la Fondation Émergence, un organisme sans but lucratif qui lutte contre l’homophobie et promeut l’égalité juridique et sociale. Aguerri en droit et en finances, Patrick Desmarais a aussi été bénévole auprès de plusieurs organismes LGBT, y compris du réseau IDÉO de la Banque Nationale du Canada et du comité sur l’égalité de l’Association du Barreau canadien. 

Justin Ford est originaire de la campagne manitobaine. Féru d’arts et de culture, il a occupé pendant près de dix ans le poste de directeur de la programmation de l’Association des artistes et des artisans du Nunavut. Lui-même artiste à part entière, il a produit et réalisé de longs et de courts métrages. Justin Ford est aujourd’hui PDG de CatalystsX, une organisation qui soutient et encourage les jeunes entrepreneurs sociaux et instigateurs de changement.

Lynne Gouliquer est professeure agrégée de sociologie à l’Université Laurentienne et survivante de la purge LGBT. Ses recherches universitaires ont notamment porté sur la marginalisation au sein des institutions militaires et paramilitaires. Sa thèse de doctorat s’intéressait à l’intégration et à la réussite professionnelle des femmes dans l’armée canadienne. 

Morgan Holmes est professeure de sociologie à l’Université Wilfrid-Laurier. Auteure et militante intersexe, elle s’intéresse à l’anthropologie de la médecine et à l’éthique du consentement aux chirurgies facultatives sur les personnes mineures. Spécialisée dans le cadre médical conceptuel de l’intersexualité, Morgan Holmes compte à son actif de nombreuses publications sur l’effet du diagnostic et des traitements sur les nourrissons et les enfants. 

Taylor Jolin est une artiste multidisciplinaire ojibwée originaire de Sault Ste. Marie, en Ontario. Diplômée en beaux-arts de l’Université Algoma en 2016, elle a exposé abondamment à l’échelle locale et provinciale. Elle siège actuellement au conseil d’administration de 180 Projects, une galerie bénévole combinée à un espace expérimental – elle est aussi membre d’un groupe de travail contre la violence faite aux femmes autochtones et de l’Alliance des artistes autochtones du Nord.

Nakawè nêhiyaw (Saulteux-Cri) originaire de Regina, en Saskatchewan (traités no 1 et 4), RJ Jones habite aujourd’hui en territoire algonquin, à Ottawa. Artiste multimédia et personne bispirituelle, non binaire et queer, RJ Jones est doula tous azimuts de la décolonisation de la manière d’aborder le genre, la sexualité et la santé sexuelle, comme de la lutte à l’oppression, de l’accessibilité et des arts sous le signe du militantisme. 

Inuk originaire d’Arviat, au Nunavut, Kevin Kablutsiak a consacré la majeure partie de sa carrière à la radiodiffusion et aux communications; il a notamment animé Qulliq sur les ondes de CBC Radio North. Il vit aujourd’hui à Ottawa avec son mari et leur fille. 

Helen Kennedy est directrice exécutive d’Egale Canada. Membre fondatrice de Canadians for Equal Marriage, elle est cosecrétaire générale sortante de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes. En plus de ses quelque 22 années d’expérience en politique, Helen Kennedy a contribué au sondage sur l’homophobie et la transphobie dans les écoles canadiennes, offert ses services-conseils auprès de hauts dirigeants du Pentagone sur la politique « Don’t Ask, Don’t Tell » de l’armée américaine, et œuvré comme consultante auprès du Vatican sur la décriminalisation des personnes LGBTI partout dans le monde. 

Marie-Laure LeClercq est avocate spécialisée en propriété intellectuelle chez De Grandpré Chait, à Montréal. Prenant fait et cause pour la communauté transgenre, elle a piloté la création de la Conférence sur l’orientation et l’identité sexuelles de la section québécoise de l’Association du Barreau canadien (ABC). Elle a lutté pour que l’identité et l’expression de genre soient intégrées aux motifs de distinction illicite dans la Loi canadienne sur les droits de la personne. Marie-Laure LeClercq siège actuellement au conseil d’administration de l’ABC. 

Gina Metallic est Mi’gmaq originaire de la Première nation Listuguj Mi’gmaq, au Québec. Bispirituelle et ardente défenseure de la justice sociale, elle est à la fois petite-fille, fille, sœur, tante, conjointe et belle-mère. Elle détient une maîtrise en travail social (développement communautaire et international) de l’Université McGill. Elle vit actuellement à Ottawa, où elle est travailleuse sociale autorisée auprès de l’Ordre des travailleurs sociaux et des techniciens en travail social de l’Ontario. 

Anij Morton est Anishnabe-kwe queer et bispirituelle originaire de Kabapikotawangag, près de Kenora. Elle est fière des communautés auxquelles elle appartient; pour apprendre à mieux les servir, elle s’est inscrite au programme de préposés aux soins des communautés autochtones du Collège Willis à Ottawa, où elle demeure avec sa fille de 13 ans. 

Barry Padolsky est consultant en architecture, patrimoine et urbanisme à Ottawa. Il a été conseiller professionnel et gestionnaire de projet pour le Monument du cadeau de lord Stanley.

Carmen Poulin est professeure de psychologie et en études du genre et des femmes à l’Université du Nouveau-Brunswick. Ses travaux de recherche portent sur l’organisation sociale du quotidien des femmes et des personnes marginalisées dans certains établissements. Par son action de recherche, d’enseignement et de défense des droits, elle a voué sa carrière à l’avancement des femmes et d’autres groupes marginalisés. 

Ron Rosenes est bénévole de longue date, militant pour les personnes atteintes du VIH et défenseur de la justice sociale. Il a présidé l’AIDS Committee de Toronto dans les années 1990 et été membre du conseil d’administration inaugural du Centre de santé Sherbourne. Il est actuellement président du Réseau juridique canadien du VIH/sida. Titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université Carleton, Ron Rosenes été décoré de l’Ordre du Canada en 2015. 

Davy Sabourin est président de Fierté dans la capitale, l’organisme responsable de la Fierté dans la région de la capitale nationale du Canada (Ottawa-Gatineau). Il siège au conseil d’administration d’InterPride, où il représente les organismes canadiens de la Fierté à l’échelle internationale. Diplômé en techniques des services policiers ainsi qu’en santé mentale et toxicomanie, il détient un baccalauréat en sciences sociales avec spécialisation en étude des conflits, en droits de la personne et en travail social. 

Mary Woo Sims a été commissaire en chef des droits de la personne en Colombie-Britannique et l’une des premières dans ce rôle à réclamer l’intégration des personnes trans à la législation sur les droits de la personne. Militante de longue date en faveur de la justice sociale, Mary Woo a représenté l’Association canadienne des commissions des droits de la personne à la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance de l’ONU en 2001; son travail a été récompensé par l’International Association of Official Human Rights Agencies. Rédactrice et éditorialiste chevronnée, elle a aussi été candidate aux élections municipales et fédérales. 

El Sturko est agente des relations avec les médias pour la Gendarmerie royale du Canada à Surrey, en Colombie-Britannique. Comme bien des membres de sa famille avant elle, elle s’est jointe à la GRC en 2009. Elle est la petite-nièce du sergent Dave Van Norman, qui a été contraint de démissionner de la GRC en 1964 dans le cadre de la purge. El Sturko a à cœur de raconter l’histoire de sa famille et offre un aperçu unique de ce que signifie être LGBTQ2+ dans la GRC. 

À 23 ans, Leigh Thomas (piyesiw okanaw-eyihcikew) est une personne bispirituelle, trans et non binaire crie métisse qui garde le savoir traditionnel et jouit d’une réputation internationale pour son action de défense des droits. Étudiant en urbanisme régional et urbain, Leigh Thomas est membre de la Réserve navale et artiste multimédia de la Première nation de Pelican Lake, en Saskatchewan. Leigh Thomas a reçu une épinglette pour service militaire du gouverneur général de la Saskatchewan en 2015, une mention au classement Future 40 de 2018 en Saskatchewan, de même qu’un prix d’excellence en urbanisme de l’Institut canadien des urbanistes en 2019.

Maurice Tomlinson se pose depuis plus de 20 ans en figure de proue du militantisme pour les droits des homosexuels et des personnes atteintes du VIH dans les Caraïbes. Il enseigne les droits canadiens de la personne et d’autres cours de droit à l’Institut de technologie de l’Université de l’Ontario, à Oshawa; il est aussi analyste principal en matière de politiques pour le Réseau canadien juridique canadien VIH/sida, où il se spécialise dans la lutte contre l’homophobie dans les Caraïbes. 

Kim Vance-Mubanga a fondé ARC International, un organisme qui s’attache à faire évoluer les enjeux LGBTQ2+ dans le du système onusien des droits de la personne. Ancienne présidente d’Egale Canada, elle est militante aguerrie pour les communautés LGBTQ2+ à l’échelle locale, nationale et internationale. 

Kristopher Wells est membre du corps professoral de l’Université MacEwan, où il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la compréhension par le public des jeunes faisant partie de minorités de genre et d’orientation sexuelle. Il se spécialise en minorité sexuelle et de genre chez les jeunes, en éducation, en santé, en sports et en culture; il a œuvré comme consultant scientifique auprès de nombreuses institutions et organisations gouvernementales aux quatre coins du pays. 

Mitchell White est bénéficiaire de l’Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Labrador. Il a passé ses jeunes années comme journaliste pour la société OKalaKatiget et bénévole dans sa communauté de Nain, où il a notamment représenté la voix des jeunes au sein du gouvernement intérimaire de Nunatsiavut. Pendant ses études à l’Université d’Ottawa, il a travaillé à temps partiel comme rédacteur en chef de l’Inuktitut Magazine, produit et publié par Inuit Tapiriit Kanatami, avant de se joindre au bureau de recherche du Parti libéral à titre d’adjoint spécial au programme de mobilisation autochtone en 2017. Il a visité l’Antarctique en 2003 pour constater de visu les effets des changements climatiques et été conducteur de canot pneumatique pour un navire d’expédition dans l’Arctique canadien à l’été 2008. Son travail auprès du Conseil circumpolaire inuit lui a permis de tisser des liens avec des Inuits de partout en Inuit Nunaat.

MEMBRES DES PETITS GROUPES DE DISCUSSION

  • Barry Adam
  • Meredith Batt
  • Betty Baxter
  • Aaron Betsky
  • Rene Cormier
  • Murray Corren
  • Cheri DiNovo
  • Diane Doiron
  • Dusty Green
  • Brent Hawkes
  • Ed Jackson
  • Kavita Joshi
  • Gary Kinsman
  • Gary Lacasse
  • Yves Lafontaine
  • Andrea Love
  • Hon Lu
  • Ann-Marie MacDonald
  • Don McLeod
  • Robin Metcalfe
  • Nancy Nicol
  • Alisa Palmer
  • Debra Parkes
  • Darryl Perry
  • Cathy Potts
  • Jack Saddleback
  • Paul Jonathan Saguil
  • Jason Syvixay
  • Syrus Ware
  • Michael Went